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 “You taught me how to live with you, now tell me how to live without you…” (Jordan)

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Léonora Cobain
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MessageSujet ☆ “You taught me how to live with you, now tell me how to live without you…” (Jordan)   
le sujet à été posté Dim 6 Jan - 14:38

“You taught me how to live with you, now tell me how to live without you…”
Jordan & Léonora
“What should I call you? A friend, a stranger, or a lover? I remember the day you laid your eyes on me the first time. There was just something unwavering about that moment. It wasn’t peaceful or absolute. It was definite. Something that was bound to happen. It was like as if our souls were waiting for us to collide. And oh we did! We collided like meteors, giving this universe a spectacular view. From an almost stranger to my skin, you became a part of me. But just like every collision, ours also had to end in destruction. From strangers to lovers and lovers to strangers again, our journey hasn’t been ordinary. Someone asked me about you today and for a moment, I didn’t know what to call you. Who are you to me now? I guess, you and I – we are just strangers with memories.”
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Léo a la curieuse impression qu’elle ne se fera jamais à sa vie ici. Tout en sachant que c’est surtout à sa nouvelle condition de garou, qu’elle a du mal à se faire. Et encore, s’il n’y avait que ça, ça pourrait aller… Mais non, il faut rajouter Jordan à l’équation, et le fait que la blonde ne sait pas ce qu’ils sont – ou pas – l’un pour l’autre. Depuis un peu plus de 3 mois, le terme « compliqué » est ce qui semble leur correspondre au mieux, au plus grand désarroi de la Cobain. L’Anglaise frissonne face au vent hivernal, qui vient la sortir de ses pensées, en ce début d’après-midi durant lequel elle a opté pour une balade dans le parc, afin de profiter de son temps libre. Même si libre, ici, elle n’a pas le sentiment de l’être réellement. Prisonnière d’une condition qu’elle n’a jamais cherché à acquérir, la voici à présent de retour à l’école (même si une école différente), afin d’apprendre à maîtriser ce changement dans sa vie. Changement qui, elle vient de l’apprendre aujourd’hui même, n’est pas le seul auquel elle devra faire face. Le verdict est tombé ce matin : la blonde est enceinte. De bientôt 4 mois. Et elle n’a rien vu venir. Elle ne comprend pas comment cela est possible, ce qui justifie ce « blocage ». Certes, elle a été préoccupée à cause de son boulot, puis à cause de la distance qui mettait Jordan entre eux, et après ça, avec le fait d’être soudainement basculée dans le monde surnaturel. Mais il doit y avoir d’autres raisons, n’est-ce pas ?

Secouant la tête, elle renoue correctement son écharpe autour de son cou, n’arrêtant sa balade qu’en arrivant vers un banc. Prenant place sur ce dernier, elle observe les environs, perdue dans ses pensées. Elle ne sait que faire, de cette grossesse imprévue. Elle ne peut oublier qu’elle est à présent un garou, et ça, ça change pas mal de choses. D’autant plus qu’elle ne contrôle pas encore tout à fait sa lycanthropie, et n’a, de fait, pas envie d’imposer cela à un enfant. De plus, Jordan et elle ne se sont pas réellement reparlé, depuis qu’il l’a mordu… Un sourire, tristement ironique, se profile sur ses lèvres, tandis qu’elle ne peut s’empêcher de penser qu’elle ne se voyait pas mère célibataire, et encore moins mère louve-garou célibataire. Bien que pour ce dernier point, ça ne lui avait jamais effleuré l’esprit, pour elle, ça n’était que des histoires, tout ce qui touchait au surnaturel. Coudes en appui sur les genoux, elle se prend la tête entre les mains, sentant poindre un mal de crâne. Elle reste ainsi quelques minutes, tâchant de réfléchir à ce qu’il convient de faire. Prendre le risque de garder ce gosse et de l’élever seule malgré les risques pouvant découler d’une lycanthropie non-maîtrisée ? Essayer d’arranger les choses avec le Fuller pour offrir un foyer aussi décent que possible à ce gosse, qui se retrouvera avec des parents lupins ? Avorter et mettre un terme à une grossesse qui n’a pas été désirée ? Tâcher de faire adopter ce gosse ? Mais, ce mioche, il sera simplement humain, ou la transformation de Léo en louve-garou, aura-t-elle eu pour effet de le transformer aussi ? Beaucoup trop de question, pour trop peu de réponses, et un mal de crâne qui enfle. L’actrice pousse un nouveau soupir, sortant sa tête d’entre ses mains. Pour pousser un autre soupir, en remarquant, à quelques pas seulement d’elle, la présence de Jordan. Elle ne sait pas si elle éprouve de la colère de le voir non loin d’elle (alors qu’il l’a repoussé un moment pour finalement la mordre), des regrets face au fait qu’ils ne se soient pas parlé (à moins d’y être obligés !), ou une indicible amertume face à une histoire qui n’a pas eu réellement de fin, mais qui ne s’est pas poursuivie pour autant. C’est sans doute un mélange de tout cela, qu’elle éprouve, avec d’autres émotions sur lesquelles elle ne parvient pas à mettre un nom, avec, en arrière-plan, la certitude que le brun lui manque. Mais c’est trop lointain, ça, et la blonde, de toute façon, a trop été blessée ces derniers mois, pour l’avouer devant le principal concerné. C’est bien pour cela que ses sourcils se froncent, teinté d’une colère qu’elle ne cherche pas à refouler, lorsque l’Américain s’approche de sa direction. « Ce parc est grand, alors s’il te plaît, va voir ailleurs, évite de pourrir mon environnement, merci bien ! », crache-t-elle avec véhémence, ne se sentant pas du tout le courage de lui faire face, mais ne se sentant pas en mesure de prendre des gants pour qu’il lui fiche la paix. Il faut dire que les rares fois où ils se sont croisés, ils n’ont eu de cesse de se crier dessus, de se balancer de sacrés horreurs, et aujourd’hui, la blonde a envie de tout, sauf de ça. Mais ça, c’est sans compter sur ses hormones. Et sur son caractère, qui s’est empiré, depuis qu’elle est une garou… Même si elle en souffre, d'accentuer ce gouffre entre eux deux, car elle a beau lui cracher son venin au visage, elle reste toujours amoureuse de lui. Et ça contribue à la foutre en rogne, ça...

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by Wiise
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MessageSujet ☆ Re: “You taught me how to live with you, now tell me how to live without you…” (Jordan)   
le sujet à été posté Ven 18 Jan - 0:00

“You taught me how to live with you, now tell me how to live without you…”
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“What should I call you? A friend, a stranger, or a lover? I remember the day you laid your eyes on me the first time. There was just something unwavering about that moment. It wasn’t peaceful or absolute. It was definite. Something that was bound to happen. It was like as if our souls were waiting for us to collide. And oh we did! We collided like meteors, giving this universe a spectacular view. From an almost stranger to my skin, you became a part of me. But just like every collision, ours also had to end in destruction. From strangers to lovers and lovers to strangers again, our journey hasn’t been ordinary. Someone asked me about you today and for a moment, I didn’t know what to call you. Who are you to me now? I guess, you and I – we are just strangers with memories.”
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Jordan vivait mal sa condition de loup-garou. Pire, il en était écoeuré. Et dire qu'il va devoir vivre avec ce fardeau jusqu'à son dernier souffle... " Rha ! " s'agace-t-il, en shoutant dans un cailloux qui n'avait strictement rien demandé, et surtout pas de se prendre un rageux coup de pied dans le derrière. Mais tout ce à quoi pouvait penser Jordan l'empêchait de se comporter plus dignement. S'il pouvait seulement remonter le temps à cette fameuse soirée où il s'est fait mordre... S'il pouvait fuir ce monstre aux dents tranchantes et aiguisées comme des lames de rasoir et sauver son humanité, tout serait différent. Léo aussi serait différente... C'est sans doute le pire dans toute cette histoire. Que lui soit d'ores et déjà maudit, c'est une chose. Mais qu'il ait ruiné la vie de la femme qu'il aimait, c'était insupportable pour sa conscience. Il lui avait gâché son avenir, sa carrière, tous les espoirs qu'elle avait pu fondre pour sa vie future. Car, il était sûr que jamais elle n'aurait souhaité se transformer en vilaine bête pleine de poils, assoiffée de sang, dès les premières lueurs de pleine lune. Et pourtant, c'était ce cadeau empoisonné qu'il lui avait octroyé quelques mois auparavant. Il avait échoué à la protéger, dès la première pleine lune. C'était lamentable. Et depuis, ils ne cessaient plus de se balancer des monstruosités à la gueule, dès qu'ils avaient le malheur d'entrer dans le champ visuel de l'autre. C'était plus fort qu'eux. Leur tempérament déjà explosif s'était exacerbé avec la malédiction. Et Jo était loin de s'imaginer à quel point la situation était encore plus complexe pour la blonde. Il était à 2000 kilomètres d'imaginer qu'elle puisse être enceinte de leur louveteau. Néanmoins, à présent qu'ils étudiaient dans la même école pour contrôler leur ADN lupin, peut-être qu'ils devraient essayer de recoller les morceaux... Ou d'au moins discuter ensemble. Jo n'a cessé de l'observer durant l'un des cours en amphi. Elle était belle quand même sa Léo. La plus belle de toutes. Peut-être que c'était purement animal, purement dû à son instinct de loup, mais Léo était son territoire, et dès qu'une créature de type masculine s'approchait de trop près, il ne pouvait guère s'empêcher de grogner. C'est moche la possessivité, pire, la territorialité, mais c'est ainsi. Le cours se termine, l'actrice se tire avec ses affaires, direction le parc. Et le brun, décidant sur un coup de tête qu'il en avait assez de cette situation, se décide à la suivre. Ce qu'elle devine aisément. « Ce parc est grand, alors s’il te plaît, va voir ailleurs, évite de pourrir mon environnement, merci bien ! » elle peste, elle le repousse. Mais Jo ne compte pas se laisser faire sans protester. " Non. " riposte-t-il, le ton rageux et véhément, avec plus d'autorité qu'il aurait pensé détenir. Son regard de glace se confronte à celui de la blonde. Si elle veut qu'il se casse, elle va vraiment devoir y mettre du sien. Car Jo refuse de laisser sa femme de côté et leur relation se ternir encore plus. " Je veux qu'on parle. J'en ai marre qu'on se crie dessus dès qu'on se voit. On n'a plus 10 ans. " là encore, c'est ce qu'ils font : se déchirer sans penser aux conséquences sur leur mental.  " Alors, que tu le veuilles ou non, tu vas me suivre. " clairement, c'est un ordre, et c'est sans appel : elle doit se laisser guider. " Ne m'oblige pas à me transformer, Léo. " il ne peut pas le faire sur commande, cela demande des années de pratique. Mais peut-être que la jeune femme l'ignore. Ils n'en ont pas parlé de cela d'ailleurs : du fait qu'il l'a transformée, et ce qu'ils ressentent tous les deux. Préférant couler sous la force des non-dits et de leur rancoeur. Et pourtant, il y a encore tant d'amour entre eux. C'est d'ailleurs leurs sentiments qui rendent la situation si douloureuse. S'ils s'en foutaient, tout serait plus simple. Bien plus simple. Mais ce n'est pas le cas. Jo ne quitte pas Léo du regard, et comme pour prouver son sérieux, et son envie d'arranger les choses, il l'attrape, et l'attire dans ses bras, pour l'embrasser furieusement. Oui, cela faisait des mois qu'il n'avait pas pu goûter à ses lèvres divines, presque moulées pour les siennes. Alors, une petite dose, pour un drogué comme lui, c'était tout ce dont il avait besoin pour être vraiment prêt à affronter la conversation qui va suivre.

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Léonora Cobain
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MessageSujet ☆ Re: “You taught me how to live with you, now tell me how to live without you…” (Jordan)   
le sujet à été posté Sam 26 Jan - 1:48

“You taught me how to live with you, now tell me how to live without you…”
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“What should I call you? A friend, a stranger, or a lover? I remember the day you laid your eyes on me the first time. There was just something unwavering about that moment. It wasn’t peaceful or absolute. It was definite. Something that was bound to happen. It was like as if our souls were waiting for us to collide. And oh we did! We collided like meteors, giving this universe a spectacular view. From an almost stranger to my skin, you became a part of me. But just like every collision, ours also had to end in destruction. From strangers to lovers and lovers to strangers again, our journey hasn’t been ordinary. Someone asked me about you today and for a moment, I didn’t know what to call you. Who are you to me now? I guess, you and I – we are just strangers with memories.”
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Une fois son venin craché, Léo détourne le regard, comme si elle était persuadée que l’Américain allait finir par se lasser, de la voir si peu perturbée par sa présence. Il faut dire qu’il y a une nette différence entre l’attitude de la blonde face à l’acteur, aujourd’hui, et il y a encore quelques mois seulement. A l’époque, elle paraissait comme magnétisée par le Fuller, à croire qu’elle sentait sa présence avant même de l’avoir réellement vu. Et quand cela était fait, l’Anglaise résistait bien mal à la tentation de jeter des regards en sa direction, de temps à autre, parfois même juste pour s’assurer qu’il était toujours là, à proximité, comme si elle se sentait plus apaisée, en le sachant non loin. Savoir qu’à présent, c’est presque l’inverse, qu’elle se sentirait mieux, à des kilomètres de lui, ça lui fait mal, à la Cobain. « Non. », proteste le brun, peu enclin à satisfaire le souhait de l’actrice de le voir prendre la tangente. De nouveau, le regard rageur de la jeune femme, se pose sur son comparse, à croire qu’elle est persuadée qu’à force de le foudroyer du regard, soit il finira par s’effondrer au sol, soit il choisira d’enfin lui foutre la paix. Bien entendu, il n’en est rien, et Léo n’en est pas réellement surprise : elle commence à le connaître, Jordan, depuis le temps. « Je veux qu'on parle. J'en ai marre qu'on se crie dessus dès qu'on se voit. On n'a plus 10 ans. » Un sourire mauvais élargi les lèvres de la blondinette, qui ne tarde pas à balancer un simple constat : « Je préférerais avoir 10 ans : tu me faisais pas chier à l’époque. » Pique des plus facile, elle le sait, mais il faut ce qu’il faut, pour tenter de faire comprendre au Fuller qu’il perd son temps, à espérer un dialogue avec elle. Ou peut-être est-ce la Cobain, qui perd son temps, à tenter de repousser Jo, car celui-ci se montre têtu, autant que sa collègue. « Alors, que tu le veuilles ou non, tu vas me suivre. » Jo, qui persiste et signe, et qui obtient un simple ricanement en réponse, de la part de Léo. Ricanement qui disparaît d’un seul coup, face à ce que l’acteur ne tarde pas à ajouter : « Ne m'oblige pas à me transformer, Léo. » D’un seul coup, le regard de la blonde s’obscurcit, plus encore qu’il n’a pu l’être jusqu’à présent, par la colère qui l’habite.

Elle a une centaine de répliques qui lui viennent en tête, elle en aurait presque mal au crâne, tant ça se bouscule. Elle est d’ailleurs sur le point d’enfin lui renvoyer une claque verbale au visage, mais Jo la prend au dépourvu, en l’attirant à elle pour l’embrasser. Le cœur de l’Anglaise trébuche rien qu’en sentant le brun poser ses mains sur elle pour l’approcher de lui. Rien que ce geste suffit à la troubler, tant ça lui a manqué, un tel contact, même aussi basique que celui-ci. Mais ça, bien entendu, il est hors de question qu’elle le fasse savoir au principal intéressé. Pourtant, son absence de pique acerbe est des plus parlant, autant que le fait qu’elle ne tarde pas réellement à lui rendre son baiser. Il faudrait être aveugle et con, pour ne pas réaliser, en cet instant précis, que toute la haine que les deux s’efforcent de se balancer au visage, en permanence, cache trop mal ce qu’ils ne cessent d’éprouver l’un pour l’autre. Mais tout est plus compliqué qu’une simple haine ou qu’un profond amour, et Léo fini par s’en souvenir. Elle pourrait flanquer une gifle magistrale à l’Américain, pour le faire redescendre, qu’il comprenne qu’il a perdu le droit de lui voler un baiser de la sorte. Mais ça serait trop simple, une solution à laquelle la blonde aurait pu recourir, avant. Tout a changé, désormais, et l’actrice se montre plus imaginative, quand il est question d’être virulente. Aussi préfère-t-elle mordre la lèvre du brun, tout en le repoussant de toutes ses forces. Une fois libérée de l’étreinte du Fuller, à une distance raisonnable de lui, Léo le foudroie – une fois encore – du regard, avec presque autant de force qu’en met son cœur à tambouriner de la sorte contre sa cage thoracique. A croire que cet organe s’est réveillé, retrouvant comme un second souffle, via Jo. Avec une exagération provenant tout droit de ses habitudes à donner vie à des personnages de fiction, la louve s’essuie les lèvres, ouvertement dégoûtée. « Recommence seulement, et je t’arrache les lèvres. », le menace-t-elle, arquant un sourcil, cherchant presque à le défier de voir si ce ne sont là que des paroles en l’air ou non. Paroles des plus violentes, Léo en convient, mais sa colère est présente, et elle entend la faire comprendre à Jo. « Je crains qu’il ne te faille te transformer pour m’obliger à te suivre. », poursuit-elle, se demandant si elle ne va pas trop loin, pour le coup. Rien ne lui dit, après tout, que sur un coup de sang très fort, une transformation ne puisse avoir lieu, même pour un jeune loup. La partie raisonnable de Léo est toutefois bien enfouie sous sa rancœur, et peut-être que cela lui causera de lourds torts… « Finis ce que t’as commencé il y a quelques mois. Tu me rendrais presque service. », ajoute-t-elle, posant, sans s’en rendre réellement compte, une main sur son ventre. Car c’est là le cœur actuel du dilemme de la blonde : être enceinte alors qu’elle n’est qu’un monstre, que Jo est aussi une abomination, qu’ils ne cessent de se déchirer et qu’elle ignore si cet enfant sera un humain ou un garou aussi. Peut-être qu’elle est un peu suicidaire, pour le coup. Ou peut-être que c’est surtout la rancune, en réalité, qui s’exprime, là, alors qu’elle fait allusion à ce maudit soir où il l’a mordu. Cet instant qui ne cesse de la hanter, celui où elle a vu l’homme qu’elle aime profondément, se transformer en une créature abjecte, pour l’attaquer. Et dans le fond, Léo ne sait pas ce qui lui fait à présent le plus de mal : de savoir que Jo ait pu s’en prendre physiquement à elle, d’avoir la certitude que sa vie et ses projets – tout comme sa carrière – sont gâchés à jamais, ou de ne pas pouvoir voir autre chose que le loup – terrifiant et agressif - quand elle est auprès de l’Américain. « Vas-y, je t’en prie ! », qu’elle le provoque, une fois encore, la cerise sur le gâteau de sa provocation, écartant les bras en une invitation macabre.

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MessageSujet ☆ Re: “You taught me how to live with you, now tell me how to live without you…” (Jordan)   
le sujet à été posté Lun 11 Fév - 0:44

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C'était sa Léo, sa femme. Et la voir ainsi, si hostile, et presque répugnée de se trouver simplement en sa présence, lui faisait un mal de chien. Il en aurait presque gémit audiblement, comme un animal blessé, si sa fierté ne lui avait pas empêché férocement de desserrer les dents. Jamais il ne montrerait toute la souffrance qu'elle lui inflige par ce dédain méprisant qu'elle lui octroie sans connaitre le mot scrupule. Jamais il ne sera aussi fort et puissant que la propre haine qu'il s'administre et ressent pour lui avoir fait ça, pour leur avoir fait ça. « Je préférerais avoir 10 ans : tu me faisais pas chier à l’époque. »  ils ne se connaissaient pas à l'époque. C'était mesquin, petit, et si peu la Léo qu'il connait. «  Fais gaffe, tu tournes vieille mégère avec le syndrome du loup. » ricane-t-il avec tout autant d'esprit mauvais qu'elle, s'abaissant à son niveau des plus déplorables, au lieu d'utiliser ne serait-ce que deux neurones et d'essayer d'apaiser la situation. Le feu appelle le feu, après tout. Pourtant Jo n'a lui-même pas toujours été ainsi. A l'origine, c'est un être tout ce qu'il y a de plus gentil, mais les derniers évènements semblent parfois avoir eu raison de son humanité, comme à cet instant. Tout ce qu'il en reste, c'est les miettes que Léo pourrait lui jeter au sol, pour qu'il ramasse comme un manant. Mais elle ne le fait même pas. Elle s'obstine dans sa rancoeur, pour trop de raisons que son ex imagine, sans parvenir une seconde à concevoir la bonne dans son esprit tourmenté par tous les démons qu'il décèle dans le regard de la louve. Après quelques piques verbales, l'animal se jette presque sur la blonde, pour s'emparer de ses lèvres, et goûter leur saveur ancestrale, presque oubliée, avec toute la hargne et l'envie du monde. Comme s'il n'y avait rien de plus délectable que cette bouche charnue et désirable. Et qu'il pouvait reconquérir leur propriétaire par ce geste insolent, c'est stupide et primaire n'est-ce pas ? Et pourtant pendant quelques secondes, cela semble fonctionner. L'actrice répond à ses attentes, brûlante, violente, Jo fond sous le retour involontaire des sentiments exacerbés sensiblement conflictuels mais passionnés, de la blonde. Si un tronc d'arbre avait été à proximité de leur deux corps en fusion, il se serait fait une joie immense de la plaquer contre celui-ci pour mener plus loin ce désir bestial d'elle qu'il éprouvait à l'en consumer. Malgré les regards interloqués autour d'eux. Ce sont des animaux n'est-ce pas ? Quelle importance des yeux inquisiteurs et plein de jugement des autres élèves de cette école ? Jo s'en fout à présent de tout ça. Tout ce qui l'importe dans son existence, se résume à une personne. Une seule. Et celle-ci ne tarde pas à le repousser d'une manière déchirante. Au sens propre. Elle lui mord tant la lèvre que celle-ci s'ensanglante, avant qu'elle ne le bouscule en arrière, avec virulence, de quelques bons pas, certes, mais pas suffisamment pour que le vilain fripon tombe sur l'herbe. « Recommence seulement, et je t’arrache les lèvres. » Jo s'essuie la lèvre touchée d'un revers de main, en laissant un ricanement purement mauvais, provenant du plus profond de sa gorge, s'extraire de ses lèvres. « Ne me tente pas. » riposte-t-il sèchement, sans comprendre pourquoi un sentiment paradoxal de soulagement remplissait tout son être tordu. Avant de réaliser... il lui fait toujours de l'effet. Malgré elle, malgré sa rage dévorante et visible. Et c'est l'espoir presque éteint, et qui à présent irradiait tel un incendie, dont il avait terriblement besoin pour revenir dans sa vie. Pour s'acharner, jusqu'au bout et se battre pour elle, pour eux. « Je crains qu’il ne te faille te transformer pour m’obliger à te suivre. » c'est une forte tête, plus que lui. Elle l'a toujours été. Mais à présent, la motivation renforcée du trentenaire les mènera dans une bataille à niveau probablement équivalent. « Je crains que tu ne dises des conneries. Il y a d'autres moyens qui te feront venir jusqu'à moi. Tu peux pas m'échapper Léo. Je t'aime et tu le sais. Je m'en fous que tu joues les dures, que tu me mordes. Tu peux le faire encore longtemps. Tu fuis tes sentiments, tu me fuis moi, mais tu pourras pas te fuir toi-même pour toujours. » peut-être que cette maîtrise du verbe, si peu commune à Jo, mettra du plomb dans la tête de la louve. Ils s'aiment tous les deux, et même une imprégnation ne pourra pas changer ça. Car il sait qu'ils sont destinés l'un à l'autre. Et s'il faut invoquer une sorcière ou une puissance que personne ne connait encore pour briser une imprégnation, Jo le fera. C'est ça le vrai amour, c'est se battre pour ce en quoi on croit et ce qu'on ressent. « Finis ce que t’as commencé il y a quelques mois. Tu me rendrais presque service. » « Vas-y, je t’en prie ! » Jo n'a pas besoin de schéma pour comprendre ce qu'elle évoque avec tant de théâtralité. Et ça l'énerve avec une vigueur haletante. Comment peut-elle s'imaginer que c'était dans ses intentions ? De dégoût, il crache au sol, une belle ligne de sang qui s'éclate sur les brins d'herbe, avant de rétorquer : «  Tu crois que c'était ce que je voulais ? Tu crois que je voulais te mordre ? Que c'était dans mes plans ? » il bouillonne, et ça s'entend dans la maîtrise inexistante de son ton, purement et simplement échaudé. Son regard enflammé, empli de haine noire, se projette dans celui de la blonde. « Je t'avais dit que je voulais plus te voir, que tu devais t'éloigner de moi. Mais comme d'habitude tu ne m'as pas écouté, tu m'as suivi. Alors, j'ai presque envie de te dire : tu peux t'en prendre qu'à toi-même. » c'était faux, ce qu'il disait, il parlait sous le coup de la colère et la patience bien trop effritée ces derniers mois. Mais les mots sont sortis de cette manière et à présent il ne peut plus revenir en arrière. Priez pour leurs âmes, elles ne sont pas loin d'être perdues.

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MessageSujet ☆ Re: “You taught me how to live with you, now tell me how to live without you…” (Jordan)   
le sujet à été posté Jeu 14 Fév - 15:36

“You taught me how to live with you, now tell me how to live without you…”
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“What should I call you? A friend, a stranger, or a lover? I remember the day you laid your eyes on me the first time. There was just something unwavering about that moment. It wasn’t peaceful or absolute. It was definite. Something that was bound to happen. It was like as if our souls were waiting for us to collide. And oh we did! We collided like meteors, giving this universe a spectacular view. From an almost stranger to my skin, you became a part of me. But just like every collision, ours also had to end in destruction. From strangers to lovers and lovers to strangers again, our journey hasn’t been ordinary. Someone asked me about you today and for a moment, I didn’t know what to call you. Who are you to me now? I guess, you and I – we are just strangers with memories.”
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« Fais gaffe, tu tournes vieille mégère avec le syndrome du loup. » Leur conversation est d’une finesse inégalée, et d’une profondeur dans les échanges dignes d’un débat philosophique. Afin de rester dans le thème, la blonde se contente d’adresser un grand sourire, railleur et moqueur, à l’Américain, qu’elle saupoudre d’un majeur redressé en sa direction. « Je dirais bien que tu tournes gros con, mais tu l’étais déjà, en réalité ! » Et ça, c’est la cerise sur le gâteau de sa colère, qu’elle crache à la tronche du brun. Il y a donc de quoi s’étonner de voir la blonde s’abandonner de la sorte, entre les bras de l’acteur, une poignée de minutes plus tard. Certains pourraient se convaincre qu’elle ne sait pas ce qu’elle veut, ou alors qu’elle manque cruellement de caractère. Dans les deux cas : rien n’est moins faux ! Son retour à la réalité l’atteste, sans pour autant montrer à quel point il lui a été difficile de s’extirper des bras du Fuller. Depuis qu’ils se sont enfin mis ensemble, les conflits ayant pu les séparer, n’ont jamais duré très longtemps. Alors ces quelques mois écoulés, ça a été une grande première pour Léo, nettement plus difficile qu’elle ne le pensait, elle en prend conscience à présent. Et dans le même temps, elle réalise qu’elle est sans doute plus accro à ce grand nigaud, qu’elle ne l’avait compris au préalable. Si elle n’avait pas de maudites gênes lupines qui exacerbaient sa colère, ainsi que la mémoire d’un Jo monstrueux qui se jette sur elle pour la mordre et la transformer à son tour, peut-être sa rancune aurait-elle été quelque peu ébréchée, suite aux dernières secondes. Il y a un désir de se convaincre qu’elle n’a pas été marquée du baiser échangé, qu’elle s’amuse à provoquer l’Américain, après l’avoir repoussé sans ménagement. « Ne me tente pas. », réagit-il, n’ayant visiblement pas apprécié le traitement que la blonde lui a réservé. La provocation se fait plus vive dans le regard azur de Léo, depuis que le brun s’est mis à ricaner.

Le combat se poursuit, repassant dans le cadre des échanges verbaux virulents. Deux loups s’affrontent, il est presque heureux que ça ne reste pas dans le cadre d’un conflit plus physique. A moins qu’ils ne sachent l’un comme l’autre que ça pourrait finir par les dépasser et déraper. « Je crains que tu ne dises des conneries. Il y a d'autres moyens qui te feront venir jusqu'à moi. Tu peux pas m'échapper Léo. Je t'aime et tu le sais. Je m'en fous que tu joues les dures, que tu me mordes. Tu peux le faire encore longtemps. Tu fuis tes sentiments, tu me fuis moi, mais tu pourras pas te fuir toi-même pour toujours. », clame Jo, image même du type sûr de lui et de ce qu’il dit. Le pire, c’est que Léo sait qu’il a raison, mais ça l’emmerde, de le reconnaître. Serrant les dents, râleuse, la blonde se contente de secouer la tête, à la négative, avant de hausser les sourcils, comme pour indiquer qu’elle compte bien relever le défi de fuir tout ce qu’il prétend qu’elle ne peut fuir. Affichant toujours un air énervé, elle laisse à croire qu’elle n’a pas été touché par ce qu’il vient de lui dire, par le fait qu’il ait parlé de ce qu’il ressent encore pour elle. Et pourtant, ça lui a fait du bien, d’entendre ça, mais sa rancune est plus forte pour passer au-dessus. Sa colère l’incite à pousser la provocation plus loin encore, effaçant à son regard blessé, le fait qu’un tel discours, de la part de Jordan, est une chose des plus rares, et donc, lui faire comprendre qu’il est sérieux. Au lieu de ça, elle continue à le pousser dans ses derniers retranchements, à croire qu’elle veut le faire sortir de ses gonds. « Tu crois que c'était ce que je voulais ? Tu crois que je voulais te mordre ? Que c'était dans mes plans ? », s’exclame Jordan, apparemment énervé, ainsi que le souhaitait l’Anglaise, qui n’a éprouvé qu’un léger sentiment de culpabilité, en voyant le rappel de la blessure qu’elle lui a causé, en lui mordant la lèvre, précédemment. Elle ne se laisse pas démonter par le regard froid de colère qu’il lui balance, bien au contraire. Elle se redresse de toute sa hauteur, cherchant vainement à le dominer de la sorte. « Je t'avais dit que je voulais plus te voir, que tu devais t'éloigner de moi. Mais comme d'habitude tu ne m'as pas écouté, tu m'as suivi. Alors, j'ai presque envie de te dire : tu peux t'en prendre qu'à toi-même. » Les yeux de la Cobain s’étrécit, sous la fureur que Jo vient d’éveiller, en seulement quelques mots. Quelques courtes secondes seulement séparent la conclusion de Jordan, et la nouvelle prise de paroles de Léo, voyant la blonde s’approcher du brun, afin qu’elle puisse marteler sur lui un doigt accusateur, à chacun des mots qu’elle profère. « La prochaine fois que tu veux éloigner une nana de toi, et éviter qu'elle ne te colle pour avoir des explications, sois moins con : passe pas du stade de l’amoureux transi, à celui du connard fini, en une poignée d’heures seulement. », lui conseille-t-elle, d’une voix ne montrant que très bien la colère froide qui est sienne. Elle crache ses mots, comme des armes affutées, ne se souciant pas de se blesser au passage. Car c’est ce qu’elle se fait, en se souvenant ainsi des derniers instants de calme qu’elle a pu partager avec le Fuller. « Ou prétends que maintenant que tu as eu ce que tu voulais, tu veux passer à autre chose. Ou que tu t’es trouvé une autre débile à sauter. », ajoute-t-elle, sa voix se faisant plus froide, plus pleine de colère aussi. Et pourtant, si on tend l’oreille, on peut entendre autre chose, comme de la douleur. Car il l’a faite souffrir, à essayer de la repousser sans lui donner la moindre ébauche de raison quant à cette volte-face. On peut également percevoir de la déception, étant donné qu’elle lui avait assez fait confiance pour s’imaginer qu’il aurait au moins la décence d’être franc, si jamais les choses venaient à mal tourner entre eux. Il y a tout un florilège d’émotions contradictoires, sans rapport aucun avec la rancune, uniquement ceux d’une jeune femme qui a été bien trop blessée par l’homme qu’elle aimait. « Et un dernier conseil... », entame-t-elle, cessant de marteler son index sur le torse de Jo, pour se contenter de le fusiller du regard, reculant de quelques pas, pour son petit final : « Avant ça, vérifie juste que tu l’as pas foutu enceinte. Agresser sa nana qu’on a foutu en cloque, c’est limite, pour l’image public, à ce qu’on raconte. » De nouveau, un sourire, des plus mauvais, étire ses lèvres. Elle n’avait pas prévu de lui parler de sa grossesse, et si jamais ça devait se faire, elle ne comptait pas lui en parler comme ça. Les mots de l’Américain avaient cependant brisé les maigres barrières restantes, qui endiguaient jusqu’alors sa réelle envie de le faire souffrir. Et quel meilleur moyen de le faire souffrir, que de lui balancer qu’il s’est attaqué à une Léo enceinte ? Même si à l’époque, elle-même ignorait qu’elle l’était, et que, par chance (même si ça reste à prouver, si la chance est présente !), le bébé n’a rien. Et c’est pour lui mettre le doute, à Jordan, que la blonde s’est éloignée, lui permettant ainsi d’observer sa silhouette, qui n’a pour l’instant rien d’une silhouette d’une jeune femme enceinte, même si que de quelques mois. Être devenue une louve n’a clairement pas rendu Léo des plus douces, jamais, avant, elle ne se serait amusée à un tel jeu, d’une cruauté sans nom. Elle n’aurait pas été des plus gentilles avec Jo, mais pas au point de laisser planer le doute sur le fait qu’il ait pu causer la mort de leur bébé.

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by Wiise

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I want to lie and say I never loved you. I wanna go out and party and kiss someone who looks nothing like you as a sign of moving on. I want to delete our texts and throw out that stupid polaroid. I wanna forget your favorite animal and I wanna get you out of my head, but then that song comes on, and it’s like I’m melting into your arms all over again, and it’s like our flame never burned out. It’s like I never lost you, and you never stopped calling me yours.
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MessageSujet ☆ Re: “You taught me how to live with you, now tell me how to live without you…” (Jordan)   
le sujet à été posté Lun 11 Mar - 0:52

“You taught me how to live with you, now tell me how to live without you…”
Jordan & Léonora
“What should I call you? A friend, a stranger, or a lover? I remember the day you laid your eyes on me the first time. There was just something unwavering about that moment. It wasn’t peaceful or absolute. It was definite. Something that was bound to happen. It was like as if our souls were waiting for us to collide. And oh we did! We collided like meteors, giving this universe a spectacular view. From an almost stranger to my skin, you became a part of me. But just like every collision, ours also had to end in destruction. From strangers to lovers and lovers to strangers again, our journey hasn’t been ordinary. Someone asked me about you today and for a moment, I didn’t know what to call you. Who are you to me now? I guess, you and I – we are just strangers with memories.”
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Jordan et Léo... Ils se déchirent autant qu'ils s'aiment, comme les jeunes loups qu'ils sont, ils s'attaquent et se bouffent l'un l'autre, sans faire de quartier ou de concession. Il n'y a que leur stupide rancoeur et leur rage folle qui les guident et les dominent à présent. Rien ne peut arrêter ces coups de mots, à défaut des coups de crocs. Mais peut-être qu'un jour, ils y viendront. C'est même une certitude. En connaissant leur nature et leur situation, c'est même un miracle que leurs gênes n'aient tout simplement pas éclatés à leurs gueules à la seconde où ils ont commencé cette conversation sous haute tension. « Je dirais bien que tu tournes gros con, mais tu l’étais déjà, en réalité ! »  Jo éclate de rire, d'un rire long et noir, de pur psychopathe, où aucune joie ne pourrait trouver le loisir d'y dénicher une place par mégarde. Le regard, furieux, de la bête qu'est Jo, lance des éclairs si puissants que même la foudre ferait demi-tour en les voyant. " MAIS JE T'EMMERDE, OK ! Tu veux jouer les connasses, vas-y je t'en prie ! Mais tu sais même pas ce qu'il s'est passé, tu comprends pas que ce que je voulais, moi, c'était te protéger ! Toi et ton caractère à la con ! " s'il pouvait le dire en étant moins grossier, et moins énervé, et en gardant ne serait-ce qu'un échantillon de dignité, ce serait mieux. Malheureusement on ne refera pas le caractère enflammé et tatillon d'un loup. Qu'il soit mâle ou femmelle. Parce que Léo n'est pas en reste non plus, point de vue agressivité. Elle est même pire, pour être honnête. Le doigt d'honneur qu'elle dresse fièrement face au brun en atteste, et celui-ci par pure provocation - ou débilité, à ce niveau-là, c'est dur de dire - il dresse ses deux majeurs, un sourire vengeur, mais fier, aux lèvres, le regard batailleur dans celui de la blonde. " Vois ce que j'en fais de ton fuck. Tu peux t'en prendre un double. Dans ta face. " ils ont quoi ? 10 ans ? La conversation, toujours aussi calme et tempérée qu'un cyclone catégorie 5, se poursuit joyeusement. Et Jo, même s'il ressent une douleur incroyable au niveau du coeur, est heureux. Du moins, une part de lui l'est, parce qu'enfin, il a toute l'attention de Léo. Et cela faisait une éternité. Masochiste ? Très certainement. Mais faut dire qu'il n'y a que Léo pour lui donner vie, pour qu'il se sente vivant, réellement vivant. « La prochaine fois que tu veux éloigner une nana de toi, et éviter qu'elle ne te colle pour avoir des explications, sois moins con : passe pas du stade de l’amoureux transi, à celui du connard fini, en une poignée d’heures seulement. » c'est qu'elle n'a pas tort, en vérité. Mais tout est arrivé si vite, fallait se remettre dans le contexte, et se mettre à la place de Jo également ! C'est pas tous les jours qu'on découvre qu'un monde surnaturel existe et qu'on en fait dorénavant parti ! et que pour couronner le tout : on doit renoncer à tout ce à quoi on tenait dans sa vie humaine. Y compris Léo, pour ce grand brun qui se sent bien con à présent. De dépit, et presque de dégoût quant à cette injustice, il crache par terre. " Je savais que si on parlait tu comprendrais que je te cachais quelque chose, je te connais Léo, t'aurais voulu savoir. Tu m'aurais fait chier jusqu'à ce que je crache le morceau et putain je suis sûr que tu serais restée avec moi quand même ! Et ça, je le voulais pas... Je voulais pas que tu deviennes comme moi, un putain de monstre, bon à bouffer les pauvres gens aux premières lueurs de la pleine lune. C'est pas le conte de fée que je voulais pour toi. " et c'est vrai ça. Romantique, il l'est cet acteur. Il avait d'autres projets pour elle, et pas un seul d'entre eux était à ce point sanguinolant. Jo commençait à s'épuiser, au fil de ces minutes épineuses, pas parce qu'il avait tort, mais parce qu'il ignorait comment arranger sensiblement les choses, comment dépasser cette haine brûlante qui désormait se pourléchait les babines dès qu'ils se croisaient dans un couloir. « Ou prétends que maintenant que tu as eu ce que tu voulais, tu veux passer à autre chose. Ou que tu t’es trouvé une autre débile à sauter. » un rictus mauvais - évidemment - lui échappe, alors qu'il plante férocemment son regard dans les prunelles azures de l'actrice. Il secoue la tête, dans la contradiction la plus totale avec cette simple hypothèse qu'elle suggère. C'était limite blessant, car outrangeant... " Parce que t'y aurais cru peut-être ? " crache-t-il, véhément, dans un premier temps. Comme s'il aurait pu ne serait-ce que s'intéresser à une autre femme... Il n'y a que Léo qui compte. Depuis qu'il l'a rencontrée, elle a véritablement éclipsé toutes les autres. C'est même pas une blague. Pour lui, les autres femmes sont toutes fades et sans saveur à côté de la blonde. En plus d'être incroyablement translucides quand elle est dans le périmètre. Léo, c'est le feu ardent, c'est la passion, c'est le grand frisson. Et il sait au fond de lui que ça le sera toujours. Quand on a goûté au Paradis, on ne peut plus se contenter de revenir les deux pieds sur terre. Enfin, peut-être qu'à présent Léo est entrain de l'emmener en Enfer, il l'ignore. Mais pour lui, être avec elle, c'est tout ce qui compte, alors peu importe. " Je t'ai attendue trois ans Léo... TROIS ANS ! " comment peut-elle croire qu'elle aurait pu penser qu'il se serait lassé d'elle ? Pour une autre ? C'est ridicule, impensable et illogique. Si les âmes soeurs existent dans ce monde débile, Léo est la sienne. « Et un dernier conseil... » elle s'approche, et il ne recule pas d'un millimètre. Au contraire, son regard s'ancre d'autant plus dans la roche du  sien. Il n'a pas peur d'elle, aussi enragée qu'elle puisse être. « Avant ça, vérifie juste que tu l’as pas foutu enceinte. Agresser sa nana qu’on a foutu en cloque, c’est limite, pour l’image public, à ce qu’on raconte. » Jo tombe des nues. Ses bras jusqu'à alors croisés se détendent pour pendre inutilement le long de son corps et sa mâchoire, si solide, se décroche d'un coup. PARDON ? " TU TE FOUS DE MA GUEULE !? Dis moi que c'est une putain de blague ou je te jure que... " oh merde, il s'excite, il s'énerve et son coeur repart de plus belle. Il voit rouge là, mais elle ne serait jamais aussi cruelle... Pas sans raison. Léo est beaucoup de choses, mais elle n'est pas une menteuse, et Jo en a pleinement conscience, malgré tout ce voile obscure qui se dessine dans sa tête. " Et tu comptais me le dire quand exactement ? " non parce que ça fait un petit moment qu'ils n'ont pas... Partager un moment de ce genre ensemble. Les prunelles mordorées de Jo scrutent avec attention le ventre de Léo, et ses sourcils se froncent. " Il est toujours là-dessous ? " il n'en montre rien, mais maintenant il panique, en mordant Léo est-ce qu'il n'aurait pas tué leur bébé ? ça expliquerait d'autant plus cette haine incommensurable qu'elle ressent envers lui. Inconsciemment, Jo s'approche, comme s'il voulait sentir le bébé, l'entendre, peut-être, avec ses pouvoirs lupins. Mais sans doute qu'il ne devrait pas... Léo n'est peut-être pas prête à le laisser balader ses mains sur son corps. Et sur cette partie encore moins. 

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